MUSEE D’ORSAY, PARIS


Localisation : Place Bellechasse, Paris

Maître d'ouvrage : Etablissement Public

du Musée d’Orsay

Programme : Accueil, librairie, exposition

permanente, expositions temporaires,

auditorium, café, restaurant, bureaux de la

conservation, réserves des œuvres

S u r f a c e  u t i l e : 46.000 m²

C o û t : 102,17 M€ HT 1979




Ce projet est issu d’une approche novatrice sur le patrimoine, illustrée par la recherche “Métamorphose de l’Objet Architectural” remise en 1977 au Ministère de la Culture (CORDA). La démarche proposée par les architectes, Renaud Bardon, Pierre Colboc et Jean-Paul Philippon se fonde sur trois principes : - la ville est une oeuvre en constante métamorphose dont chaque bâtiment porte les effets. - transformer un bâtiment pour le recycler dans la vie urbaine est légitime. - la dialectique entre l’architecture préexistante et les apports contemporains sera génératrice d’une nouvelle architecture. Alors que, peu avant, la gare, mal aimée, était vouée à la destruction, démontrer qu’elle pouvait être transformée en musée était décisif pour la sauver. Le projet, lauréat du concours en 1979, répond à la démesure du vaste hall et ramène l’immensité de l’ensemble à l’échelle des oeuvres exposées, il remodèle le grand volume sous verrière de l’ancienne gare par une succession de salles et de galeries réparties sur deux niveaux le long d’un cours central incliné à partir duquel le visiteur peut s’orienter librement. C’est une transformation géométrique qui est réalisée à partir de la composition d’origine très claire de l’architecte de la gare Victor Laloux. Utilisée dans son axe longitudinal, la grande nef prend toute son ampleur, avec l’esplanade Bellechasse et la marquise consacrée à l’accueil des visiteurs. Orientée sur la Seine au Nord et éclairée zénithalement, la galerie des impressionnistes s’étend face au Louvre entre le pavillon Amont et le pavillon Aval. La lumière naturelle des verrières de la gare inonde le bâtiment. Elle est mise en scène, modelée et accompagnée par l’éclairage indirect. Les plans de pierre en buxy ocrée reflètent et réchauffent la lumière. Ils offrent des cadrages inédits sur l’architecture de Laloux. La perception se fait simultanément sur l’ancien édifice, la nouvelle construction et les oeuvres exposées. La gare a offert au musée ses espaces inédits et le musée a sauvé la gare.
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